Portrait : Rémy, ambassadeur Robinois de l’Isère au Combat des Régions 📺

Rémy Thomas.

Dans le cadre de sa participation à l’émission « Le Combat des Régions », diffusée par M6, Rémy Thomas, étudiant en Bachelor Thierry Marx, est revenu pour nous sur son parcours personnel, professionnel comme son expérience télévisée.

Peux-tu te présenter en quelques mots et nous en dire plus sur ton parcours, ton expérience et ce qui t’anime ? 

Je m’appelle Rémy Thomas, j’ai 32 ans. Ma passion ? La cuisine, à laquelle mon père m’a initié dès mon plus jeune âge. Depuis, elle ne m’a jamais lâchée. Voici pourquoi j’ai choisi d’étudier la gastronomie, en obtenant un BEP Hôtellerie Restauration au lycée Bellerive de l’Institution Robin, que j’ai poursuivi avec un Bac Professionnel Cuisine au Clos d’Or, à Grenoble.

À l’issue de ma formation, animé par une envie d’ailleurs et déterminé à apprendre l’anglais, j’ai tout quitté pour m’envoler vers Brisbane, en Australie. Une expérience de vie exceptionnelle, de laquelle je tire, encore aujourd’hui, de nombreux enseignements. À mon retour en France, j’ai rejoint l’entreprise familiale pour laquelle je me suis investi quatre années durant, avant que ma passion ne m’amène à Orlando, aux États-Unis, pour faire l’ouverture du restaurant gastronomique Monsieur Paul de la Maison Bocuse. Sur place, j’ai exercé en tant que chef de partie garde-manger, puis chef de partie poisson, viande, pour enfin devenir chef de partie tournant. Au-delà des compétences acquises en cuisine, cette expérience m’a aussi permis de confirmer mon niveau d’anglais, de découvrir le fonctionnement de la restauration aux Etats Unis, d’apprendre à diriger une équipe et de participer à l’ouverture d’un restaurant. J’en conserve un souvenir impérissable.  

Par la suite, j’ai eu le privilège d’intégrer la brigade du Chef Alain Ducasse dans le restaurant triplement étoilé le Louis XV à Monaco. Ce poste dans le monde de la haute gastronomie étoilée m’a permis de réaliser un de mes objectifs, mais surtout de perfectionner ma technique en cuisine, mon organisation, ma rigueur et ma résistance au stress comme à la fatigue. Une opportunité exigeante et très enrichissante.

Rémy Thomas (en haut à droite) et la brigade du restaurant Louis XV 3* Michelin, en présence du chef Alain Ducasse.

Au retour dans l’entreprise familiale, j’ai opéré en tant que chef exécutif, ce qui m’a permis de créer des recettes innovantes et de veiller à la bonne réalisation de celles-ci. Tout en étant en contact avec les clients, me permettant de m’essayer à la négociation, entre autres. 

C’est dans une volonté d’approfondissement, que j’ai décidé, en 2021, de reprendre les études en alternance, afin de suivre et d’obtenir le Bachelor Thierry Marx à l’Institution Robin. Pour me prouver certaines choses, mais aussi pour m’assurer que je savais faire autre chose que la cuisine.

Quand as-tu entendu parler de l’émission « Le Combat des Régions » de M6 ? 

Voici déjà quatre années que je souhaite participer à l’émission Top Chef, ce qui m’a permis, à défaut d’être sélectionné, d’intégrer la base de données M6. J’ai ainsi été contacté par les équipes de la chaine, pour participer à cette nouvelle émission. J’ai tout de suite sauté sur l’occasion et enregistré la vidéo de présentation souhaitée. Trois jours plus tard, j’ai eu la bonne surprise d’apprendre que mon profil correspondait et que j’étais pré-sélectionné. S’en sont ensuivi deux castings organisés en visioconférence, durant lesquels j’ai pu parler de moi, mon parcours, mes ambitions, tout en mettant en avant mon expertise comme mes connaissances, dans le but de me positionner en tant qu’ambassadeur de la gastronomie Iséroise.   

Qu’est-ce qui t’a donné envie de participer à cette émission ? 

Bien que je n’aie pas commencé la cuisine pour faire de la télévision, puisque ces émissions culinaires n’existaient pas à l’époque, cela a toujours été un rêve de gosse. En effet, l’idée de passer à la télévision afin de démontrer mes compétences et prouver que j’ai quelque chose à défendre dans la gastronomie, m’a toujours fait rêver. Aujourd’hui, je perçois ces émissions comme des leviers potentiels, permettant parfois aux participants de sortir de l’ombre. Pourquoi pas moi ? 

Comment se sont déroulées les épreuves ? 

Une fois définitivement sélectionné, on met le doigt dans l’engrenage. Je dois rejoindre Paris pour le tournage et participer à deux épreuves distinctes. 

Une première épreuve tradition, durant laquelle on me demande de concevoir un dessert emblématique de l’Isère. J’ai deux possibilités : un gâteau aux noix ou un soufflé à la Chartreuse. Le choix est rapide, il est hors de question que j’opte pour le gâteau aux noix, trop élémentaire et pas suffisamment technique. Je veux montrer ce que je sais faire ! Malgré le risque que cela comporte, je décide de réaliser dix soufflés à la Chartreuse ! Un véritable challenge personnel. 

La seconde quant à elle est une épreuve de création. Le défi : réinventer la quiche. Mais comment la rendre gastronomique ? Après un temps de réflexion, des éléments se distinguent – je réalise une quiche au Saint Marcelin, avec une émulsion au lard sur une pâte brisée à la noix de Grenoble, accompagnée d’une salade composée de copeaux de légumes et d’une vinaigrette à la Chartreuse. Je la nomme « Quiche inversée et jardin suspendu ». Carton plein !

Malgré la présence des caméras et un léger stress, je me suis rapidement senti à mon aise, me concentrant sur les tâches que j’avais à réaliser pour me démarquer et briller. Une fois les épreuves terminées, place à la dégustation. 

Gilles Goujon, Chef 3* Michelin, remarque que les soufflés sont une épreuve des Meilleurs Ouvriers de France et précise que l’assaisonnement de ma quiche est très juste. Le cuisinier médiatique Norbert Tarayre a, quant à lui, souligné la prouesse technique et la difficulté de sortir dix soufflés sur un plateau télé. 

Un plat concocté par Rémy.

Malgré la qualité de mes productions, je n’ai malheureusement pu accéder aux épreuves suivantes, n’ayant pas obtenu suffisamment de points de la part des délégations régionales. C’est une déception compte tenu de la qualité de ma prestation comme de mes productions, mais je reste plus motivé que jamais à l’idée de participer à Top Chef !

Quels enseignements en as-tu tiré ? 

Ma participation au combat des régions reste une superbe expérience de vie, sur les plans personnels comme professionnels. Elle me sera utile et me permettra de profiter davantage, si j’ai la chance d’intégrer Top Chef à l’avenir, qui reste mon objectif numéro 1. Je ne suis pas près d’oublier ma participation à cette émission, et j’espère avoir défendu corps et âme la gastronomie Iséroise, comme les producteurs qui la composent.  

Un souvenir en particulier ? 

Si je ne devais retenir qu’un souvenir, en addition aux nombreux compliments et encouragements des Chefs à mon égard, je retiendrais ma fierté en constatant, en les sortant du four, que les soufflés étaient parfaits. Car même en s’appliquant, rien n’était joué d’avance et je n’étais pas à l’abri de passer à côté de l’épreuve.

Quels sont tes projets ? Tes ambitions ? 

Je termine actuellement mon Bachelor Thierry Marx au sein de l’Institution Robin. Mon parcours comme mes expériences me permettent de me projeter sereinement dans l’avenir. Je me laisse un temps de réflexion pour avancer dans certains projets et, qui sait, vous me retrouverez peut-être prochainement… 

Entretien réalisé par Charles Ailloud, août 2022. 

⬇️ Si comme Rémy, tu souhaites intégrer le Bachelor Thierry Marx, RDV sur la page suivante ⬇️

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