Témoignage : une Robinoise au Québec. ⚜️

Dans le cadre de notre partenariat avec les Collèges d’Enseignement Général et Professionnels (CEGEPS) du Québec, Maëlle Tekfi, ancienne élève de l’Institution Robin, revient pour nous sur son expérience Canadienne. Entre excitation et appréhension, elle nous partage son aventure, de la préparation de son départ à sa vie à Jonquière depuis le mois de septembre. 

Maëlle Tekfi et Jérémy Torresan, directeur général de l’Institution Robin à Jonquière, Québec – octobre 2021.

Pour les élèves intéressés par ce type de projet, une conférence en présence de Nathalie Houde, représentante des CEGEP Québécois, est programmé le jeudi 13 janvier à 18h30 en salle Louise de Marillac (Campus de Sainte Colombe). Elle est ouverte aux lycéens et étudiants ainsi qu’à leurs parents.

🗓 Mise à jour du 05 janvier 2022 : la conférence est maintenue, mais basculée en distanciel. Le lien de connexion sera transmis, par email, aux élèves et familles s’étant manifestés via le formulaire suivant : https://forms.office.com/r/wWEqB6rJ2H


Notre entretien…

  • Quels ont été les facteurs qui t’ont incité à partir à l’étranger ?

Maëlle : Depuis mon plus jeune âge, mes parents, ma mère en particulier, m’ont toujours vanté les multiples bienfaits d’une mobilité internationale. C’est ainsi qu’a germé en moi l’idée, qu’un jour, je partirai seule à mon tour, vivre une formidable expérience hors de nos frontières. Et cette occasion s’est présentée à moi au terme de mes années lycée. Alors que ma poursuite d’études n’était pas évidente, j’ai entendu parler du partenariat entre l’Institution Robin et les Collèges d’Enseignement Général et Professionnels (CEGEP) du Québec. En un instant, j’ai su que je voulais partir et vivre une aventure riche d’enseignements. 

« J’ai su que je voulais partir ».

Maëlle.
  • Comment s’est passée la préparation de ta mobilité ?

Maëlle : Un peu en mode roller coaster, je dois bien l’avouer. L’excitation se mêlait à l’appréhension. Les démarches administratives sont plutôt chronophages et stressantes. L’accès au Canada est très réglementé : il faut réunir de nombreux documents et certificats pour y prétendre. Mais avec le recul (et la précieuse aide de ma mère), ce ne sont que quelques formalités qui méritent d’être surmontées ! 

  • As-tu rencontré des difficultés ? Si oui lesquelles ? Comment les as-tu surmonté ?

Maëlle : Bien sûr, quitter ses proches et sa famille n’est jamais une décision facile. On ressent toujours un petit pincement au cœur. Mais ce n’est pas une difficulté en soit, juste quelque chose qu’il faut surmonter. La principale difficulté rencontrée est survenue à mon arrivée à l’aéroport. À peine ai-je eu le temps de poser les pieds sur le sol canadien, qu’un problème de VISA m’empêchait d’étudier en CEGEP. Les douanes ne m’ayant pas remis le bon permis d’études. Fort heureusement, ma structure d’accueil, le CEGEP de Jonquière m’a conduite à Montréal afin de renouveler la demande de VISA auprès des autorités compétentes. Apparement, je suis la première à qui cette mésaventure est arrivée. Hopefully

Concernant mon arrivée, elle s’est passée à merveille ! Le CEGEP prévoit une multitude d’activités pour les premières années : des visites, des journées d’intégration, des sorties… qui nous permettent de faire la rencontre de nombreux étudiants, Québécois comme internationaux.

Finalement, la peur du manque que je ressentais avant mon départ, relative à ma famille ou amis restés en France, s’est estompée au fur et à mesure que je me suis intégrée au Canada. 

« Mon arrivée s’est passée à merveille ».

Maëlle.
  • Quels cours as-tu choisis et comment se déroulent-ils ?   

Maëlle : J’ai choisi d’étudier la communication en Art et Technologie des Médias (ATM). Cette filière m’a permis de découvrir de nouvelles matières, comme le journalisme, la radio ou encore la publicité, dans laquelle j’ai décidé de me spécialiser. En effet, nous sommes amenés au terme de la première session (6 premiers mois), à faire un choix de matière à approfondir. Mon dévolue s’est jeté sur la publicité, domaine qui me passionne, pour les trois prochaines années. 

Cette formation est vraiment géniale et radicalement différente de la France. Les étudiants de ma classe sont tous très ouverts d’esprit et nous organisons régulièrement des activés entre nous, en lien ou non avec notre scolarité. 

Au Canada, la pédagogie et les méthodes de travail sont particulières. Les professeurs sont considèrent d’égal à égal et partagent leurs passions, leurs professions avec nous de manière très communicative. Et ça franchement, c’est le pied ! Il n’y a pas un matin où j’ai trainé les pieds pour aller étudier ! 

« La pédagogie québécoise,

(…) c’est le pied ! ».

Maëlle.
  • As-tu participé à des activités extra-scolaires ? Quelles sont tes activités favorites ? 

Maëlle : Concernant les activités, j’ai eu la chance de voyager un peu dans le Québec, de Montréal à Québec Ville en passant par Tadoussac… de très belles villes qui ont toutes leurs propres identités et particularités.  J’ai eu la chance d’observer des baleines, des bélugas comme des phoques, de contempler les grands espaces ainsi que les sublimes lacs qui les composent, et même d’assister à des matches de football américain et de hockey. Tout ça en dégustant de succulentes poutines (plat local à base de frites) : dépaysement garanti ! 

« J’ai eu la chance de visiter le Québec ».

Maëlle.
  • Quels bénéfices tires-tu de ton expérience ?

Maëlle : Ce que je retiens de mon expérience toujours en cours, c’est vraiment la maturité que j’ai pu acquérir ici en très peu de temps. En sortant de ma zone de confort, j’ai également appris à vivre seule, à me débrouiller, en ayant le sens des responsabilités. 

Mais ce que je préfère par dessus tout, c’est de rencontrer chaque jour de nouvelles personnes, toutes plus passionnantes et enrichissantes les unes que les autres. 

  • Cette expérience de mobilité a-t-elle changée tes perspectives d’avenir ? Sur le plan personnel ? Sur le plan personnel ? Sur le plan de ta formation ?

Maëlle : Je ne sais toujours pas précisément ce que je voudrais faire plus tard. Une certitude : ce que j’étudie pour le moment me plait vraiment, donc je pense poursuivre dans cette voix. Je ne m’imagine pas rentrer en France au terme de mes études, mais plutôt m’établir au Canada, ce qui est un véritable challenge, puisque c’est assez difficile… Autrement je m’envolerais en direction d’un autre pays pour vivre une nouvelle expérience de mobilité et découvrir une autre culture. 

« Ce que j’étudie me plait vraiment ».

Maëlle.
  • Quels conseils donnerais-tu aux élèves ou étudiants qui s’intéressent à la mobilité au Québec ? 

Maëlle : Je comprends que certains lycéens ou étudiants soient réticents à l’idée de quitter famille et amis pour découvrir un pays qu’ils ne connaissent pas. J’ai surmonté les mêmes hésitations, mais je leur conseille de sauter le pas : ils ne le regretteront pas ! Certes, il y a quelques démarches à mettre en place, mais le jeu en vaut la chandelle, vous pouvez me croire. 

Tant sur le plan personnel que professionnel, cette expérience très enrichissante m’apprend déjà beaucoup sur moi, le monde qui m’entoure et les compétences à acquérir. Et ce n’est que le début ! 

Mes amis français et moi parlons régulièrement de notre aventure ici, et aucun d’entre nous ne regrette cette décision. On se sent tous grandis. Plus confiants. Plus sereins. Une chose est certaine : on se tire tous vers le haut ! J’estime avoir mené une heureuse existence depuis mon plus jeune âge. Mais ici, au Québec, je m’épanouis comme nulle part ailleurs. 

Foncez, on se retrouvera peut-être au Canada !

Entretien réalisé par Charles Ailloud. 

📆 Rendez-vous le jeudi 13 janvier à 18h30 en salle Louise de Marillac (campus Sainte-Colombe).

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